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Le Chrono 47 pour les Breizh Ladies

Compte-rendu. C’était l’un de leurs objectifs de la saison. Contrat rempli pour le Team Breizh Ladies qui remporte le Chrono 47, ce mercredi 1er mai à l’occasion de la deuxième manche de la Coupe de France féminine de cyclisme sur route. Les Bretonnes ont devancé les filles de la DN Biofrais St-Julien-en-Genevois et le Team féminin Auvergne-Rhône-Alpes. Grâce à ce succès, les coéquipières de Typhaine Laurance reviennent à hauteur de St-Julien-en-Genevois au classement par équipes. Prochain rendez-vous, le 19 mai sur le GP d’Izernore.

« On espère lever les bras sur une des manches de la Coupe de France », nous avait alors confié le directeur sportif de la formation bretonne, Arthur Quillec, avant l’ouverture de la saison de cyclisme sur route à Trévé, début avril. Son vœu a été exaucé puisque ses filles ont remporté, ce mercredi 1er mai, le Chrono 47, comptant pour la deuxième manche de la Coupe de France féminine.

Ne vous y trompez, le Team Breizh Ladies n’avait rien laissé au hasard pour aller chercher cette victoire sur ce contre-la-montre par équipes. « On a bien préparé le rendez-vous. C’était un objectif », rappelle le directeur sportif du Breizh Ladies, Arthur Quilliec à nos confères de DirectVelo.

La Breizh Ladies revient sur les talons de la DN Biofrais S-Julien-en-Genevois

Parties juste avant les filles de Saint-Julien-en-Genevois, les coéquipières de Typhaine Laurance ont devancé les partenaires de Clara Copponi sur la ligne d’arrivée. Le Team féminin Auvergne-Rhône-Alpes complète ce podium.

Les Bretonnes peuvent être satisfaites de leur performance du jour.« Nous sommes super fières, nous rendons notre directeur sportif fier aussi car nous nous sommes investies pour cette course. C’était l’objectif de l’année », souffle Typhaine Laurance.

Grâce à ce succès, le Team Breizh Ladies revient à hauteur de la DN BioFrais-VC Saint-Julien-en-Genevois, au classement par équipes de la Coupe de France. Prochain rendez-vous, le 19 mai à l’occasion du Grand Prix d’Izernore.

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Quillec : « À Trévé, on espère accrocher le meilleur résultat possible »

Entretien.À quelques heures de disputer la première manche de la Coupe de France en Bretagne, ce dimanche lors du GP Trévé-Le-Menec-Loudéac, Arthur Quillet, le nouveau directeur sportif du Team Breizh Ladies, espère que ses filles vont performer devant leur familles et leurs amis. Ce serait une vraie récompense pour ses troupes afin de valider tout le travail consenti durant cet hiver. Pour le moment, Quillec ne fait pas de plans sur la comète même si le classement par équipes lui tient à coeur. Pour le moment, Arthur Quillec n’y pense pas car il est d’abord focalisé sur cette première manche de la Coupe de France. Pour les calculs, on verra à la fin de la saison…

Arthur, vous êtes le nouveau directeur sportif du Team Breizh Ladies, comment s’est passé votre intégration au sein de la formation bretonne ?
Cela s’est plutôt bien passé. Vous savez, j’étais membre de l’Équipe technique régionale au sein du Comité de Bretagne, et j’ai vu passer de nombreuses filles en cadettes. Aujourd’hui, certaines d’entre elles font partie du Team Breizh Ladies. Les filles m’ont très vite adopté. Tout se passe à merveille…

Comment s’est déroulé votre préparation ?
Plutôt bien ! On a eu un mois de février assez clément en termes de températures. On a ainsi pu bien travailler pour cette nouvelle saison. Et puis, on a la chance d’avoir cinq juniors dans notre équipe. Et les cinq ont déjà été appelées en équipe de France. C’est plutôt pas mal pour nous. Tous les voyants sont donc au vert…

Comment appréhendez-vous cette nouvelle saison sur route ?
Sereinement, je pense ! On a bien bossé cet hiver. Les filles sont performantes et je les trouve en excellente condition. En plus, c’est super de démarrer la saison sur route à la maison, à cinq minutes du siège du Comité cyclisme de Bretagne. C’est génial pour nous !

>« Un succès sur le GP Trévé-Le Menec-Loudéac serait significatif pour elles car nos filles vont évoluer devant leurs familles et leurs amis »

Qu’est-ce que cela représente pour vous de démarrer la saison sur vos terres ?
C’est une course particulière pour nous car on évolue à la maison. C’est une épreuve importante pour notre équipe, car en Bretagne, on est attaché à notre terre. De plus, toutes les coursières auront envie de performer sur cette première manche de la Coupe de France. Elle va jeter les bases pour la suite de la saison.

Dans quel état d’esprit sont vos filles à l’approche du début de la saison de cyclisme sur route ?
Mine de rien, on est début avril, et les filles n’ont donné peu de coup de pédale. Elles ont hâte de reprendre pour voir où elles en sont par rapport au peloton national.

Vos filles auront à cœur de briller sur leurs terres ?
Bien sûr ! Elles voudront performer à la maison comme sur toutes les autres épreuves en Coupe de France. Mais il est certain qu’un succès sur le GP Trévé-Le Menec-Loudéac serait significatif pour elles car nos filles vont évoluer devant leurs familles et leurs amis.

Il y aura donc beaucoup d’attente autour de vos filles pour briller à domicile. Quel va être votre message pour gérer au mieux cette pression ?
Il faudra se faire plaisir sur cette course car la performance passe avant par cet aspect. Ce sera le plus important. Ensuite, mes filles auront un peu moins de pression car tout le monde va calquer sa course sur celle d’Audrey Cordon-Ragot, lauréate en 2017 et 2018.

« Il faudra être polyvalent pour se hisser dans tous les bons coups »

Comment jugez-vous le circuit sur ce GP Trévé-Le-Menec-Loudéac ?
Le circuit a évolué par rapport à l’an dernier. C’est un tracé qui sera très sélectif, avec des routes très étroites. La course va être usante car c’est l’une des plus longues de la saison en Coupe de France. Mais c’est un parcours qui correspond plutôt bien à notre effectif. Il faudra être polyvalent pour se hisser dans tous les bons coups.

D’un mot, quelles sont principales rivales sur cette épreuve ?
Malgré sa chute, le week-end dernier sur le Tour des Flandres, Audrey Cordon-Ragot reste la grande favorite pour la victoire à Trévé. Ensuite, il faudra se méfier des trois filles de la FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope. Bien évidemment, on pense à Marie Le Net, qui l’an dernier faisait partie de notre équipe. On gardera un œil sur la formation DN Dames BioFrais, et on surveillera tout particulièrement Le Boulou. Enfin, on verra ce dimanche ce que l’on vaut réellement face à l’équipe UCI comme celle de La Charente-Maritime.

Selon vous, Audrey Cordon-Ragot peut-elle réaliser la passe de trois en Bretagne ?
Je pense que ce sera possible ! Même si elle sera toute seule, Audrey Cordon-Ragot peut à nouveau s’imposer comme en 2017 et 2018. En plus, elle est licenciée à Loudéac et elle va évoluer devant ses proches. Elle aura à cœur de performer, elle-aussi, à la maison.

« On espère lever les bras sur une manche de Coupe de France »</em>

Et pour le Team Breizh Ladies, quels sont vos objectifs sur cette course et sur la suite de la saison ?
À Trévé, on espère accrocher le meilleur résultat possible ! C’est la première manche et on ne sait pas où en sont toutes les équipes. Il faudra faire la course et ensuite, on verra bien ! On fera les calculs à la fin de la saison mais on espère briller sur le classement individuel et par équipes.

Cette année, le classement par équipes vous tiendra à cœur ?
Le classement par équipes va nous tenir à cœur mais on ne se focalise pas spécialement dessus. L’an passé, on échoue d’un rien à cause d’une crevaison survenue sur la première manche de la Coupe de France 2018. Sans cet incident, on aurait sans doute remporté ce classement. Mais c’est la loi du sport. Cette année, on va bosser sérieusement sur chaque course et on fera les comptes à la fin.

Au final, pour vous, une saison réussie, cela repose sur quoi ?
On espère lever les bras sur une des manches de la Coupe de France. Mine de rien, les filles du Team Breizh Ladies ont souvent terminé deuxième ou troisième mais elles ont très peu gagné en Coupe de France. Ce serait bien pour les filles. Cela validerait tout le travail consenti cet hiver et depuis de longues années.

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Alençon : « J’aime venir à Longchamp pour retrouver toute la famille du handisport »

 

Interview.C’est comme si c’était hier ! Depuis ses tous débuts à Longchamp, de l’eau a passé sous les ponts. Ce samedi, Katell Aleçon, fraîchement revenue des Championnats du monde de cyclisme sur piste handisport disputés aux Pays-Bas, va lancer sa saison sur route, à l’occasion du Critérium David Franek. Pour l’heure, la licenciée du Vélo Sport Drennecois veut démarrer l’année dans d’excellentes conditions, et ne vise guère grand-chose ce week-end à Paris, car « mes gros objectifs seront au mois de mai ». Bien évidemment, la jeune femme, membre du Team Cofidis, et amputée du plateau tibial droit, aura en ligne de mire la qualification pour les Jeux Paralympiques de Tokyo2020.

Katell, quel bilan tirez-vous de vos Championnats du monde de cyclisme sur piste handisport disputés aux Pays-Bas ?
C’est plutôt positif ! Même si je n’ai pas décroché un seul podium, j’ai amélioré toutes mes temps sur les épreuves auxquelles j’ai pris part, excepté sur le 500 mètres, où j’ai obtenu le même chrono que l’an dernier. Finalement, ce sont de bons Championnats du monde de cyclisme sur piste disputés aux Pays-Bas.

Toujours placée mais pas de podium sur ces Mondiaux de piste, comment l’expliquez-vous ?
Pour rappel, je ne suis pas une spécialiste de la piste. Ce n’est pas ma discipline de prédilection. Je suis plus à l’aise sur la route. Mais je progresse d’année en année. L’an dernier, pour ma première participation à un Championnat du monde sur piste, j’étais toute proche d’un podium sur le 500 mètres. Aux Pays-Bas, je suis tombée à la veille de disputer cette épreuve. C’était donc pas très bien partie pour moi. Au final, je suis plutôt satisfaite de mes résultats sur ce rendez-vous planétaire handisport.

Comment appréhendez-vous votre saison sur la route ?
À l’heure où je vais lancer ma saison sur la route, je sais où j’en suis physiquement. L’an dernier, je n’avais pas démarré ma saison sous les meilleurs auspices. Cette année, je me sens en super condition. Tous les voyants sont au vert. C’est une bonne chose pour moi.

« Je serai à Longchamp pour préparer ma saison plutôt qu’autre chose »

Comment abordez-vous le Critérium David Franek ?
Pour moi, le Critérium David Franek arrive un peu trop tôt dans ma saison. Pour ma part, mes gros objectifs arriveront au mois de mai. Je serai à Longchamp pour préparer ma saison plutôt qu’autre chose…

Quels vont être vos objectifs à Longchamp ?
Pour être honnête avec vous, je ne me suis pas fixé d’objectif sur cette première course handisport de la saison sur route. Longchamp va me servir de rampe de lancement pour préparer au mieux ma saison sur route, comme je vous le disais précédemment. Maintenant, j’aime venir à Longchamp pour retrouver toute la famille du handisport. Car, on a peu l’occasion de se voir dans l’année.

Cela fait de nombreuses années que vous venez à Longchamp, comment jugez-vous l’évolution du cyclisme handisport ?
Cela évolue plutôt bien. Cela commence à se professionnaliser. Auparavant, lorsque j’ai débuté dans le milieu handisport, on était dans notre coin, et les valides ne s’occupaient pas de nous. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Cela progresse dans le bon sens. On est enfin reconnue à notre juste valeur. Aujourd’hui, on voit davantage du sport paralympique à la télévision. J’espère que l’on va continuer dans ce sens. En tout cas, je l’espère !

« Ce serait bien, si toutes les personnes handicapées pouvaient sortir de leur canapé pour se mettre au sport »

Vous courez également chez les valides, comment vous perçoit-il ?
Les filles sont plutôt cool avec moi. Elles m’aident quand je suis en galère. En Bretagne, il y a une bonne ambiance avec les athlètes féminines valides. En plus, je m’entends très bien avec tout le monde. Tout se passe vraiment bien…

Comment expliquez-vous le fait de ne pas avoir plus de filles en situation de handicap pratiquer le cyclisme ?
Il y a moins de licenciés chez les femmes que chez les hommes. Maintenant, je n’en connais pas la raison. Mais, il y a de plus en plus de filles qui viennent au cyclisme. Pour moi, c’est plus sympathique de rouler avec d’autres filles.

Comment appréhendez-vous ce statut de rôle modèle auprès des jeunes générations ?
Je ne sais pas quoi dire ! Pour ma part, j’ai fait mon petit bonhomme de chemin. Ensuite, c’est toujours intéressant qu’un homme ou qu’une femme en situation de handicap vienne pratiquer une activité sportive. Ce serait bien, si toutes les personnes handicapées pouvaient sortir de leur canapé pour se mettre au sport.

« Les Jeux, c’est le rêve de tous les athlètes qu’ils soient valides ou en situation de handicap »

Pour vous, la qualification pour Les Jeux Paralympiques de Tokyo2020 reste l’objectif phare de votre saison ?
Évidemment ! J’étais présente à Rio en 2016, et je veux à nouveau vivre ce moment fabuleux. La sélection pour les Jeux Paralympiques de Tokyp2020 se déroulera cette année. J’espère que tout va se passer au mieux pour moi afin de valider mon billet pour le Japon.

Les Jeux ont-ils une saveur particulière pour une athlète de haut niveau ?
Les Jeux, c’est le rêve de tous les athlètes qu’ils soient valides ou en situation de handicap. C’est l’aboutissement de tous les sacrifices consentis pour se qualifier pour une paralympiade. Et lorsqu’on l’a vécu une fois, on a envie de le revivre à nouveau…

Légende photo : Katell Alençon sera présente, ce samedi à Longchamp, pour disputer le Critérium David Franek (Crédit photo : Facebook Vélo Sport Drennecois)