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Maëva Squiban échoue au pied du podium

Après sa médaille d’argent sur le contre-la-montre, Maëva Squiban termine quatrième de la course en ligne juniors des Championnats d’Europe disputés à Plouay. Le titre est revenu à l’Italienne Eleonora Camilla Gasparrini.

Il y avait un peu d’incompréhension au sein de l’équipe de France juniors, une fois la ligne d’arrivée franchie. « On ne refera pas la course. Sur la fin, il y a des choses à régler. Non, je ne vais pas taper sur l’équipe de France. C’est à régler entre nous, les filles », lâchait Marie-Morgane Le Denff, un peu agacée après sa douzième place, à nos confrères du Télégramme. 

Les deux bretonnes avaient une chance d’aller décrocher ce podium. Finalement, Maëva Squiban termine au pied du podium. « On espérait mieux, relativisait Maëva Squiban, sur le site internet de DirectVélo.  J’ai essayé de sortir en haut de la dernière bosse mais j’étais un peu cramée. Dans la descente, ça frottait de tous les côtés. J’ai tout donné, je n’ai pas de regrets à avoir. »

Un parcours trop court pour les Tricolores

Les Italiennes ont couru à la perfection. C’était difficile de les piéger. Les Tricolores ont tout tenté mais les Transalpines arrivaient toujours à placer une de leurs filles dans chaque coup.

 « Elles étaient toujours deux ou trois dans chaque échappée. Elles étaient vraiment un cran au-dessus. Elles ont cadenassé la course pour arriver au sprint », relativisait Maëva Squiban. Cependant, les Tricolores auraient préféré avoir une course plus longue…

« Deux-trois tours de plus auraient peut-être permis de faire la différence mais c’est pareil pour tout le monde », a souligné Maëva Squiban. Un sentiment partagé par Marie-Morgane Le Deunff.  « Ça n’a pas roulé énormément.  On est en manque de kilomètres, ça fait court pour des Juniors ».

Emilian Broë : « Elles n’ont pas été récompensées »

Tout va se jouer au sprint. Les deux Françaises vont connaître des fortunes diverses dans ce final. Marie-Morgane Le Deunff n’aura pas réussi à doubler les filles devant elles. « Je pensais être emmenée. J’ai vu Maëva de l’autre côté », indiquait-elle. De son côté, la vice-championne d’Europe juniors du contre-la-montre a joué sa carte personnelle. Malheureusement, l’Italienne, Eleonora Camilla Gasparrini était la plus forte pour décrocher ce maillot européen.

Derrière, le staff tricolore ne voulait retenir que le positif sur ces Championnats d’Europe. « Les filles ont été actrices de la course, relevait le sélectionneur de l’équipe de France juniors, Emilian Broë. Elles n’ont pas été récompensées. La victoire se joue sur un sprint où ça reste aléatoire. Le placement et la vision du sprint sont importants. » L’avenir nous dira si les filles ont travaillé sur cet aspect de la course afin de battre ces Italiennes, un jour…

 

Le malentendu de la ligne droite finale a été réglé, avec le staff, après la course. Marie-Morgane Le Deunff, classée 12e,  retient « la belle cohésion d’équipe, de la joie et de l’ambition ». Tout en imaginant qu’une médaille était envisageable. « Mais on ne refera pas la course. Il n’y a pas de regrets à avoir, nous nous sommes données à fond ».

Le Classement : 

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Donnons des Elles au Vélo

Coraline Conan : « C’était marrant d’être la petite jeune de l’équipe »

Interview. Ce jeudi 20 août après leur arrivée sur les Champs-Élysées, Coraline Conan nous livre son sentiment sur ces trois semaines avec Donnons des Elles au Vélo sur les routes du Tour de France. La benjamine de l’équipe revient également sur les bons moments passés toute ensemble durant ce périple. 

Coraline, comment avez-vous vécu votre première aventure au sein de Donnons des Elles au Vélo ?

J’ai vécu cette aventure à fond. Il y avait une ambiance de malade durant ces trois semaines. On s’entendait bien toute ensemble. Humainement parlant, c’était super enrichissant.

Était-ce un avantage pour vous d’être la benjamine de l’équipe ?

Cela ne m’a pas spécialement posé de souci. Je pensais que les filles allaient me chouchouter. Cela n’a pas été le cas. Peut-être parce que j’étais le trublion de l’équipe. Les filles prenaient un malin plaisir à me charier Ensuite sur le vélo, je n’ai pas vu de différence entre moi et les filles qui étaient âgées d’une trentaine ou une quarantaine d’années. C’était marrant d’être la petite jeune de l’équipe.

Qu’allez-vous retenir de votre périple ?

Que du positif. Tout était magique sur le vélo. Il y avait des paysages magnifiques et une ambiance incroyable durant ces trois semaines. Tout était magique. Cependant, j’avais un peu peur d’être fatigué très rapidement sur les routes de la Grande Boucle. Finalement, j’ai tenu bon physiquement jusqu’au bout. Je suis déjà prête à repartir pour l’année prochaine.

« Je m’étais bien préparée pour ce Tour de France »

Le 29 juillet dernier, vous êtes au départ de ce Tour de France. Pourquoi avez-vous décidé de prendre part à ce projet ?

Avant le départ, je connaissais la plupart des filles Cela a renforcé mon choix de prendre part à ce beau projet. Surtout que le Tour de France reste l’une des courses les plus mythiques au monde. Et puis, il y avait le défi sportif. à relever Ce n’est pas rien de faire près de 3 500 kilomètres pour ma deuxième année de vélo, seulement.

Cette année, le Tour de France est plutôt pour les grimpeurs. Comment avez-vous géré ces différents cols tout au long du parcours ?

Plutôt bien pour ma part ! J’ai réalisé deux stages de préparation dans les Alpes, avec certaines filles de l’équipe, afin d’enchaîner l’ascension des différents cols, tout au long de ce parcours. Je m’étais bien préparée pour ce Tour. Ensuite.

Comment avez-vous vécu l’ascension du Col de la Loze ?On avait reconnu ce Col avec Magali Lagarde. On savait que cela allait être un chantier. Cela a été encore plus dur car cette difficulté arrive en fin d’étape après 160 km et la Madeleine dans les jambes. On est contentes lorsque l’on arrive au sommet.

Comment avez-vous géré ces 60 000m de dénivelé positif  ?

Sur le papier, je m’attendais à vivre  quelque chose de chaotique. Au final, tout s’est bien passé. Avec les filles, on s’est toutes motivées pour terminer cette aventure.

« Je faisais des micro-siestes sur le vélo »

Avez-vous un souvenir fort à nous raconter ?

Oui,  l’arrivée au Mont Aigoual. J’ai été malade toute la journée. J’ai aussi pris beaucoup de plaisir sur la dernière étape dans les Alpes. Certes, c’était l’une des journées les plus difficiles en terme de dénivelé positif mais elle était magnifique.

Avec de longs transferts entre les différentes étapes, comment avez-vous tenu le coup physiquement sur un tel parcours ?

C’est une bonne question. Je faisais des micro-siestes sur le vélo. Cela fonctionnait plutôt bien. Ensuite, on parlait aussi avec les invités; et on mettait de la musique dans les cols, pour se réveiller.

Le projet M-1 a-t-il rencontré un franc succès ?

On a eu la chance d’avoir du monde pour nous encourager sur le bord de la route. Par ailleurs, dans chaque région, on avait la chance d’avoir les caméras de France Télévisions avec nous. Sans doute parce que mes médias n’avaient pas grand-chose à se mettre sous la dent car le Tour de France n’est pas présent en même temps que nous. Bien évidemment, pour promouvoir le cyclisme féminin, il faut davantage de médiatisation.

« En arrivant sur les Champs-Élysées, on était toutes en train de pleurer »

On sentait un air de nostalgie en arrivant sur les Champs-Élysées. Est-ce un sentiment que vous partagez ? 

C’était bizarre comme sentiment. En arrivant sur les Champs-Élysées, on était toutes en train de pleurer. Il y avait plein de nostalgie. On se remémorait tous les bons moments que l’on a passé ensemble tout au long de cette aventure.

Quel est votre programme dans les jours à venir ?

Je vais m’aligner sur les Coupes de France de cyclisme sur route. Je serai présente sur le Grand Prix de la ville de Morteau, le 30 août prochain. Ensuite, je devrais trouver un emploi…

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Donnons des Elles au Vélo Non classé

Solène Marquet : « Promouvoir le cyclisme féminin en Auvergne »

Interview. Grande première pour Solène Marquet. Pour ses débuts avec Donnons des Elles au vélo, l’Issoirienne, originaire de Brioude, se remémore son passage en Auvergne. La jeune femme, âgée de 24 ans, avait tout mis en oeuvre pour accueillir au mieux ses coéquipières ans sa région de coeur. Finalement, c’est une aventure qui restera à jamais gravé dans sa vie. 

Quel est votre sentiment après votre arrivée sur les Champs-Élysées ?

C’était une grande première pour moi d’arriver sur l’une des plus belles avenues du monde. Originaire d’Auvergnate, je ne connais pas la grande ville. C’était très beau de terminer l’aventure sur les Champs-Élysées. En plus, on a eu le droit à la petite coupe de champagne, comme font les professionnels sur la dernière étape du Tour de France. C’était un moment magique à vivre. Cette aventure restera à jamais gravé dans ma vie.

Pouvez-vous nous raconter ce que vous avez vécu votre aventure ?

Pour ma part, c’est le passage en Auvergne qui reste le plus beau souvenir de ces trois semaines. C’était magique de retrouver les copains et les amis qui étaient à mes côtés pour rouler sur ces étapes dans le Massif central. Mais le plus important pour moi, c’est de promouvoir le cyclisme féminin en Auvergne.

Les étapes dans le Massif central étaient-elles plus difficiles que dans les Pyrénées ou dans les Alpes ?

Le  Massif  central est très vallonné. C’est toujours en prise. Cela demande d’avoir un gros physique. Ce sont des parcours où il y a beaucoup de dénivelé positif. Par exemple, on est arrivées sur le coup de 20 heures à Puy Mary. C’était une étape exigeante avec la succession de cinq cols dans la journée.

« Christian Prudhomme est venu à notre rencontre à Clermont-Ferrand »

Comment pourrait-on le différencier ?

Dans les Alpes, c’est du déjà vu. Dans les Pyrénées, c’était la grande découverte pour moi. J’ai vraiment été impressionnée dans ces cols pyrénéens. Je reviendrai sûrement faire un  petit tour dans les Pyrénées dans les prochaines semaines.

Avez-vous eu le temps de rendre hommage à Raymond Poulidor sur ce Tour de France ?

C’était sur l’étape la plus longue de ce Tour de France. Malheureusement, on a filé vite vers Sarran. On n’a pas pu s’arrêter pour lui rendre hommage. À l’arrivée au Musée Jacques Chirac, c’était très émouvant d’y être.

Comment avez-vous géré ces trois semaines en terme de récupération ?

En effet, sur cette aventure, il m’a manqué un peu de sommeil. Surtout après le passage en Auvergne car j’ai été beaucoup sollicitée car je voulais porter au mieux le projet Donnons des Elles au Vélo M-1 dans ma région.

Au final, votre message a-t-il été entendu sur les routes du Tour de France ?

On a eu du monde tout au long du parcours, surtout en Lozère chez Céline (Lauret). Par ailleurs, Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, est venu à notre rencontre à Clermont-Ferrand . C’était une vraie belle surprise pour nous. Preuve que maintenant, on va travailler main dans la main avec Amaury Sport Organisation (ASO) pour promouvoir le cyclisme féminin.