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Cyclo-cross

Cyclo-cross : Le titre pour Worst

Compte-rendu.Quelle razzia pour la délégation hollandaise aux Championnats d’Europe de cyclo-cross disputés à Rosmalen aux Pays-Bas. Ce dimanche matin, Annemarie Worst est devenue championne d’Europe pour la première fois de sa carrière. La Néerlandaise a devancé ses deux compatriotes, Marianne Vos et Denise Betsema. À noter qu’il n’y avait pas de représentante tricolore sur cette épreuve.

À la fin, c’est toujours les Néerlandaises qui s’imposent ! On avait plutôt l’impression qu’elle s’appliquait sur les courses en ligne de cyclisme sur route. Apparemment, elle se vérifie également en cyclo-cross. Ce dimanche matin à Rosmalen, les Pays-Bas ont réalisé une véritable razzia sur l’épreuve élites des Championnats d’Europe disputés sur leurs terres. À cette occasion, Annemarie Worst s’est imposée en solitaire et décroche son premier titre européen.

Le classement

Pourtant, on s’attendait à vivre un duel au sommet entre Marianne Vos et Sane Cant. Finalement, c’est Annemarie Worst qui a maîtrisé cette course de bout en bout. Accélrant à moins d’un tour de l’arrivée, plus personne ne la reverra jusqu’à la ligne d’arrivée. Derrière, les principales favorites allaient se battre pour les places d’accessits.

Marianne Vos se contentera de la médaille d’argent alors que Denise Betsema complète ce podium. À noter qu’il n’y avait aucune représentante tricolore sur cette course élites. De son côté, Marion Norbert-Riberolle, qui était la seule féminine présente aux Pays-Bas, termine huitième de l’épreuve espoirs. C’est une autre Néerlandaise, Ceylin Del Carmen Alvarado, qui s’impose dans cette catégorie d’âge.

Légende photo : Annemarie Worst décroche son premier titre européen en cyclo-cross (Crédit photo : Twitter Cycross)

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Piste

Sanchez : « Il est important de garder la tête froide »

Entretien.Il n’y a pas encore le feu dans la maison. Pour le moment, les résultats ne sont pas encore à la fête pour les féminines de l’équipe de France de cyclisme sur piste. Malgré une bonne première manche disputée le week-end dernier à Saint-Quentin-en-Yvelines, les Bleues ont eu des difficultés à enchaîner de belles performances, ce week-end à l’occasion de la deuxième manche de Coupe du monde disputée à Milton. Comme nous l’explique Clara Sanchez, sélectionneure nationale du sprint féminin, dans un entretien qu’elle nous a accordé. Maintenant, il faudra rebondir pour décrocher enfin un podium pour la vitesse française sur les prochaines manches de Coupe du monde.

Clara, que pouvez-vous nous dire sur l’ambiance qu’il régnait dans le vélodrome de Milton au Canada ?
Au Canada, les tribunes sont plus petites et le il n’y avait pas trop de public durant ce week-end de compétition. L’ambiance à Milton était différente de celle que l’on a pu connaître la semaine dernière à Saint-Quentin-en-Yvelines.

Et comment est-elle en équipe de France ?
Il y a une bonne ambiance en équipe de France. Tout se passe bien car les filles et les garçons de la sélection nationale se côtoyant et s’entraînent ensemble tout au long de l’année.

Quel sentiment prédomine-t-il après cette deuxième manche de Coupd u monde de cyclisme sur piste disputée au Canada ?
Il est très mitigé ! Après Saint-Quentin-en-Yvelines, où l’on avait à cœur de bien faire, on étaient un peu fatiguées physiquement et psychologiquement. Cela a été alors difficile d’enchaîner les bons résultats sur la piste de Milton.

« Heureusement que je ne vais pas déjà tirer la sonnette d’alarme après seulement deux manches de Coupe du monde »

Comment expliquez-vous cette huitième place sur la vitesse par équipes ?
Dès les qualifications, on n’était pas dans le coup. Par la suite, Mathilde Gros a eu des difficultés à suivre le rythme imprimé par Sandie Clair.

Comment analysez-vous les temps de Sandie Clair sur cette discipline ?
Sandie Clair n’était pas si loin que cela des temps qu’elle a pu réaliser le week-end dernier à Saint-Quentin-en-Yvelines. Ensuite, on avait choisi des braquets différents afin que Mathilde Gros puisse suivre Sandie. Finalement, Sandie a plutôt bien performé au Canada.

Quels enseignements allez-vous en retirer ?
Il y a des points physiques à améliorer chez nos athlètes féminines. Avec le temps qu’il nous reste avant les Championnats du monde de cyclisme sur piste, on va davantage travailler sur cet aspect afin de pouvoir performer au mieux sur les prochains rendez-vous internationaux.

Cela vous inquiète-t-il pour la suite de la saison ?
Heureusement que je ne vais pas déjà tirer la sonnette d’alarme après seulement deux manches de Coupe du monde. Mais je vais prendre en ecompte les résultats obtenus lors de ces deux premières compétitions de la saison. À Saint-Quentin-en-Yvelines, on termine sixièmes et à Milton, on finit huitième. Si on arrive à accrocher une quatrième ou une cinquième place, ce sera déjà pas mal en vitesse par équipes. Après, on ne peut pas être devant à chaque fois. Maintenant, il va falloir revondir et c’est ce que l’on fera d’ici la prochaine échéance internationale.

« On attend beaucoup trop de Mathilde »

Sur l’épreuve individuelle de la vitesse, Mathilde Gros peut-elle faire quelque chose contre la Hongkongaise Wai Sze Lee ?
Pour rappel, Mathilde Gros n’a que dix-neuf ans. Elle est encore en apprentissage mais elle progresse très vite. De son côté, la Hongkongaise Wai Ser Lee est plus âgée et mature. Ce ne sont pas les mêmes générations. On ne demande pas les mêmes choses à une fille de dix-neuf ans qu’à l’une qui est à l’apogée de sa carrière. Aujourd’hui, la Hongkongaise est plus forte que les autres. Pour autant le sera-t-elle dans six mois ? Ce n’est pas sûr. De son côté, Mathilde est en progression constante. Il n’y a pas encore le feu dans la maison.

Vous estimez que Mathilde est en progression contante, cela veut-il dire qu’elle a fait moins d’erreurs au Canada ?
Mathilde fait encore quelques petites erreurs tactiques sur la piste. C’est un peu normal car cela ne fait qu’un an et demi qu’elle est présente sur la scène internationale. Cela ne fait que quatre ans qu’elle fait du vélo. Techniquement et tactiquement, c’est plus difficile pour elle que pour une fille qui pratique le cyclisme sur piste depuis dix ou quinze ans.

Comment avez-vous trouvé Mathilde sur le keirin ?
Lorsque l’on s’aligne sur une compétition, c’est pour la remporter. Il y avait forcément de la déception pour Mathilde. Elle est encore jeune et elle a des difficultés pour enchaîner deux compétitions en l’espace d’une semaine. Malgré tout, on voit Mathilde très haut et très vite mais il faut rappeler d’où elle vient. Il faut savoir relativiser les choses.

On en demande peut-être beaucoup à Mathilde ?
On attend beaucoup trop de Mathilde. Ce qui me fait un peu peur, c’est tous les gens qui gravitent autour d’elle. Mais j’ai confiance en Mathilde car c’est une fille humble et intelligente. Finalement, ce que je eux vous dire, c’est qu’il faut lui laisser un peu de temps. Elle a un gros potentiel mais pour le moment, elle n’a pas un titre de championne du monde. Mathilde ne reste qu’un espoir du cyclisme sur piste français. On peut le voir chez les garçons où Sébastien Vigier a plus de résultats, et pourtant, il est moins médiatisé. Le chemin est encore long pour Mathilde.

« Chez les filles, on a une équipe de France en pleine construction »

Vous êtes un peu éloignée de l’endurance, mais comment avez-vous trouvé la prestation des Bleues sur les différentes épreuves de l’endurance ?
C’est difficile de juger leurs performances car je ne suis pas la sélectionneure de l’endurance. Mais j’ai trouvé qu’elles étaient en forme physiquement. Laurie Berthon, qui est arrivée malade au Canada, a réctifié le tir pour réaliser un bel omnium avec une cinquième place à la clé. Ensuite, sur la poursuite par équipes, c’est dommage que les filles soient tombées car elles avaient un record de France dans les jambes.

Rassurez-nous, on a une belle équipe de France de cyclisme sur piste ?
Chez les filles, on a une équipe de France en pleine construction. Que ce soi sur le sprint ou sur l’endurance, on est en constante progression. Il ne faut pas uniquement se focaliser sur les résultats bruts. Il ne faut rien lâcher. Il est important, pour nous les entraîneurs nationaux, de garder la tête froide et d’avoir du recul sur les performances de nos athlètes.

Légende photo : Clara Sanchez, la sélectionneure de l’équipe de France féminine de sprint, ne veut pas déjà tirer la sonnette d’alarme après seulement deux manches de Coupe du monde de cyclisme sur piste (Crédit photo : Ladies Sports)

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Route

La Course by le Tour retourne dans l’anonymat ?

Annonce.Le tracé de la Course by le Tour a été dévoilé, à l’occasion de la présentation officielle du Tour de France 2019, ce jeudi au Palais des Congrès de Paris. Cette sixième édition pourrait peut-être retomber dans l’anonymat le plus complet puisqu’elle aura lieu le 23 juillet à Pau sur le parcours du contre-la-montre des hommes, couru le 19 juillet. Un circuit à parcourir à cinq reprises avec la côte d’Esquillot  qui pourrait bien faire des dégâts au sein du peloton féminin mondial.

Faire plaisir aux cyclistes féminines, c’était l’objectif d’Amaury Sport Organisation (ASO). « Après trois éditions pour les as du sprint et deux pour les reines de la montagne, nous avons souhaité une compétition qui permette au plus grand nombre de s’exprimer pleinement », comme l’a rappelé le patron du Tour, Christian Prudhomme, sur La chaîne L’Équipe. Mais à quel prix ?

Depuis cinq ans, les meilleures cyclistes de la planète bénéficiaient d’une exceptionnelle exposition médiatique. Depuis 2014, les filles couraient le même jour que les hommes et sur la même étape. Cette année, ce ne sera pas le cas puisque cette sixième édition aura lieu à Pau, le 23 juillet comme l’a annoncé Christian Prudhomme, ce jeudi à l’occasion de la présentation officielle du Tour de France 2019. En effet le contre-la-montre de 27 kilomètres aura lieu le 10 juillet. Et tous les médias auront déjà plié bagages pour suivre la suite de la Grande Boucle.

Le seul espoir qui reste, c’est celui de voir encore quelques caméras retransmettre cette course. Car cette épreuve pourrait être spectaculaire. Car les féminines devront parcourir à cinq reprises, soit 135 kilomètres au total. Et la répétition de l’ascension de la côte d’Esquillot pourrait bien faire des dégâts au sein du peloton féminin mondial. On se demande bien qui pourrait succéder à Annemiek Van Vleuten au palmarès de cette épreuve ?

Légende photo : Pau accueillera la Course by le Tour 2019 (Crédit photo : Facebook Donnons des Elles au Vélo)