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Bigla-Katusha devient Paule Ka

À deux doigts de quitter le monde du cyclisme, Bigla-Katusha peut désormais mieux respirer. Ce 17 juin, l’équipe suisse a officialisé l’arrivée de Paule Ka comme sponsor principal. La marque française de prêt-à-porter de luxe s’est engagée avec la formation helvétique jusqu’en 2024.

<blockquote class= »twitter-tweet »><p lang= »en » dir= »ltr »>🚨 TEAM NEWS: Paule Ka to become the main sponsor of the team until December 2024.<br><br>We are extremely pleased to announce that the emblematic independent French fashion house will officially commence with us on 1 July 2020.<br><br>Read more: <a href= »https://t.co/wa2vIUhXex »>https://t.co/wa2vIUhXex</a> <a href= »https://t.co/4wY7PHUoWy »>pic.twitter.com/4wY7PHUoWy</a></p>&mdash; Bigla – KATUSHA (@BiglaKatusha) <a href= »https://twitter.com/BiglaKatusha/status/1273140821772996609?ref_src=twsrc%5Etfw »>June 17, 2020</a></blockquote> <script async src= »https://platform.twitter.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>

D’après ce tweet posté ce 17 juin, l’équipe Bigla-Katusha peut pousser un ouf de soulagement ! Alors qu’elle craignait disparaître du peloton féminin international, Paule Ka est venue à son secours. La marque française de prêt-à-porter de luxe devient leur sponsor principal jusqu’en 2024.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Il y a encore quelques semaines, les filles de la formation Bigla-Katusha exigeaient, dans une lettre ouverte, que leurs deux principaux sponsors  conservent leur engagement dans le peloton féminin international malgré des difficultés financières liées à la crise sanitaire. Désormais, avec l’arrivée de Paule Ka, le rêve peut continuer…

riska Doppmann Campana, : « c’est une bonne journée non seulement pour notre équipe, mais aussi pour le cyclisme féminin en général »

« Nous sommes heureux de soutenir l’équipe et ses femmes talentueuses dans leur quête de réalisations sportives. Paule Ka, en tant que marque intemporelle mais moderne, correspond à la continuité et au dynamisme de l’équipe en tant que concurrent dans le peloton », a réagi le propriétaire de la marque française de luxe, Matthias Thoma, sur le site de Yahoo Sport.

C’est donc une excellente nouvelle pour la formation suisse. « Dans l’ensemble, c’est une bonne journée non seulement pour notre équipe, mais aussi pour le cyclisme féminin en général, et nous sommes heureux que cette entreprise ouvre de nouvelles opportunités pour notre sport », a indiqué la patronne de l’équipe, Priska Doppmann Campana, sur le site officiel de la formation suisse.

Obtenir la licence World Tour en 2021

Bien évidemment, les filles auront de gros objectifs« pour cette fin de saison. « Nous recherchons une licence World Tour dès 2021, et développerons un projet de masterclass dans lequel nous pourrons continuer à développer le potentiel des athlètes qui ont suivi notre programme de développement », affirme-t-elle.

Pour rappel, l’équipe bigla avait décroché 4 victoire et 18 tops dix en l’espace de dix jours de course en 2020.Les filles espèrent poursuivre sur cette belle lancée sous leurs nouvelles couleurs…

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Le Bretagne Ladies Tour reporté au mois d’octobre

Annonce. Initialement prévu du 20 au 24 mai, le Bretagne Ladies Tour n’aura pas lieu à cause de la crise sanitaire qui traverse actuellement notre pays. Les organisateurs ont sollicité une demande de report auprès de la Fédération française de cyclisme (FFC) afin de pouvoir organiser l’épreuve au mois d’octobre 2020.

« Je vous envoie cette petite vidéo pour vous parler du Bretagne Ladies Tour 2020. Cette année encore, il y aura un très beau plateau. Pour ma part, je ne sais pas si je serai au départ de cette épreuve. L’an dernier, j’avais terminé troisième du classement meilleur jeune, ce qui m’avait beaucoup apporté dans ma préparation pour le Tour d’Italie. Le Bretagne Ladies Tour est une très belle course qui se dispute en France. C’est super car on a très peu d’épreuves organisées sur le territoire national. J’espère que vous autre beaucoup de succès et je vous encourage à venir encourager toutes les cyclistes », avait témoigné Juliette Labous, le 2 mars dernier sur la page Facebook du Bretagne Ladies Tour. Tout était alors en bonne voie. Et puis, l’impensable est arrivé…

À la suite des mesures fortes prises par le gouvernement afin d’éradiquer la propagation du Covid-19, tous les événements sportifs sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, les différentes courses inscrites au programme du calendrier international ont déclaré forfait tour à tour. En conséquence, aucune épreuve n’aura lieu jusqu’à la fin du mois d’avril, et ce jusqu’à nouvel ordre (communiqué de l’UCI en date du 18 mars 2020, ndlr). Le Bretagne Ladies Tour, initialement prévu du 20 au 24 mais, n’aura pas lieu. L’épreuve est reporté au mois d’octobre, apprend-ton, ce lundi, dans un communiqué publié par l’équipe organisatrice.

Une demande de report pour organiser l’épreuve en octobre

Absent du calendrier international depuis de longues années, le Tour de Bretagne féminin avait été relancé en 2019. À cette occasion, 108 coursières étrangères avaient fait le déplacement pour s’aligner sur cette course. Comme un symbole, c’est la Bretonne, Audrey Cordon-Ragot qui avait remporté cette édition du renouveau.

En 2020, on s’attendait à vivre quelque d’encore plus fantastique, avec au programme cinq étapes, dont un contre-la-montre individuel, et la mythique montée de Mûr-de-Bretagne. On aurait pu également voir un duel au sommet entre les deux Bretonnes, Audrey Cordon-Ragot et Marie Le Net, sur l’étape entre Loudéac et Pontivy. Malheureusement, on ne le verra pas de si tôt.

« L’association organisatrice du Bretagne Ladies Tour Ceratizit a sollicité une demande de report auprès de la Fédération française de cyclisme (FFC) afin de pouvoir organiser l’épreuve au mois d’octobre 2020 », peut-on lire dans ce communiqué. Affaire à suivre…

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Maëlle,Grossetête : « C’est aussi notre rôle de montrer l’exemple »

Interview. Depuis plus d’une semaine, Maëlle Grossetête est confinée comme l’ensemble des Français. Plus de sortie à vélo pour la sociétaire de la formation FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope jusqu’à nouvel ordre. Le temps peut alors paraître interminable pour une athlète de haut niveau. Il faut réussir à combler ces longues journées. Maëlle jongle entre entraînement sur le home-trainer et exercice de renforcement musculaire pour rester en forme. Elle vous livre également quelques conseils pour pratiquer une activité physique durant cette période de confinement. Car à la sortie de cette crise sanitaire, Maëlle et ses copines de la FDJ retrouveront le chemin de la compétition, le plus tôt possible…

Maëlle, après une semaine de confinement, comment allez-vous physiquement ?
Avec mon entraîneur, Flavien Soenen, nous avons décidé de profiter de la première semaine de confinement pour effectuer une coupure. C’était un bon moment pour se déconnecter mentalement et profiter des choses simples à la maison. Physiquement, on peut être en forme ou non, mais au fond qu’est-ce que ça change ? (Sourire)

Comment vivez-vous le fait de ne pas pouvoir sortir en plein air ?
Je suis plutôt hyper active et pas casanière, ce n’est pas facile. Je ne me plains pas car j’ai la chance d’avoir un jardin et une terrasse face au Mont-Blanc. Le risque zéro n’existe pas, on se doit alors de respecter les directives du gouvernement. C’est aussi notre rôle de montrer l’exemple.

Comment jugez-vous l’initiative de la FFC concernant le programme Rouler Chez Vous ?
C’est une superbe initiative ! La Fédération française de cyclisme (FFC) est très active sur les réseaux sociaux. Elle propose des programmes variés en fonction du niveau de chacun, avec des séances structurées pour réaliser du travail de qualité. Je ne suis pas une grande adepte du home-trainer mais avec des exercices bien définis, le temps passe plus vite. Cela permet même de se donner des objectifs à atteindre.

>« J’ai besoin de mettre en place une routine afin de conserver une certaine hygiène de vie. »

Quel est votre programme durant cette période de confinement ?
Il est difficile de parler de programme car on ne peut rien prévoir à l’heure actuelle. Grâce à l’équipe, nous pouvons bénéficier d’un abonnement à Zwift pour rendre plus ludique les séances sur home-trainer. Personnellement, j’en profite pour travailler en renforcement afin de corriger mes petits déséquilibres musculaires entre chaque jambes. Sinon, nous restons sans cesse en contact entre coureurs et avec le staff. C’est quelque chose d’important en ce moment.

Quel est votre journée type ?
Me concernant, j’ai besoin de mettre en place une routine afin de conserver une certaine hygiène de vie. Pas de réveil car je ne suis pas une très grande dormeuse, petit-déjeuner et c’est parti. Une, deux ou trois séances de sport réparties dans la journée avec du home-trainer et du renforcement musculaire. Je consacre également une partie de la journée à mes études avec des cours en visioconférence. Je m’occupe aussi avec des projets personnels, des jeux de cartes en famille, des films… Puis en soirée, une petite séance de stretching avec de la relaxation, ce qui me permet de se concentrer sur soi-même.

Dans cette période de confinement, quels conseils pourriez-vous donner à tous les amateurs de cyclisme afin de pratiquer une activité physique ?
Home-trainer, PPG, stretching, yoga, méditation. En étant un peu créatif, il est possible de faire des séances variées et ludiques en renforcement musculaire, même sans matériel. Il est utile de travailler cet aspect, parfois négligé, qui joue une grande différence, une fois sur le vélo. Le home-trainer est un super outil mais il faut tout de même faire attention. Il ne faut pas abuser sur la durée et sur l’intensité car le corps peut ne pas très bien réagir. Du coup, n’oubliez pas de vous hydrater correctement avant, pendant et après l’effort car on perd beaucoup d’eau et de sels minéraux.

Maëlle Grossetête en plein entraînement durant cette période de confinement (Crédit photo : Maëlle Grossetête)

>« Il est impossible d’avoir une date de reprise pour le moment. »

Comment voyez-vous les prochaines semaines ?
Ce sera long ! Il faudra être patient ! En tant que sportif, on aime avoir un but, savoir pourquoi on s’entraîne.C’est ce qui nous tire vers le haut chaque matin. Là, nous sommes dans le flou complet mais le cyclisme passe au second plan. Ce n’est rien par rapport à cette crise sanitaire. Il faut rester unis et appliquer les consignes pour pouvoir revivre tous ses bons moments sur le vélo.

Espérez-vous retrouver le chemin de la compétition assez rapidement. Comment allez-vous l’appréhender après autant de semaines sans avoir roulé ?
Il est impossible d’avoir une date de reprise pour le moment. Bien sûr, j’aimerais que ce soit le plus tôt possible car les courses sont notre essence ou la récompense du travail bien fait à l’entraînement. Quand on parlera de date de reprise, ce sera signe que la situation sanitaire s’est améliorée et stabilisée. Ce sera une grande victoire pour tout le monde. À partir de là, on pourra se projeter, se focaliser sur de nouveaux objectifs, avec un plan d’entraînement mieux défini… Pour le moment, on va entretenir une pseudo-forme.