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Cordon-Ragot s’impose sur ses terres

Compte-rendu.Partie à moins de vingt kilomètres de l’arrivée, Audrey Cordon-Ragot s’est imposée, ce samedi en solitaire sur le Grand Prix de Trévé Le Menec/Loudéac, théâtre de la quatrième manche de la Coupe de France féminine de cyclisme sur route. La Bretonne a devancé Victorie Guilman (FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope) et Pauline Allin (DN 17 Nouvelle-Aquitaine). Au classement général, Marie Le Net conserve son fauteuil de leader.

Deux jours après sa dixième place obtenue sur le Kreizh Breizh Féminin, Audrey Cordon-Ragot avait à cœur de briller sur ses terres. La Bretonne a réalisé un véritable numéro pour s’imposer en solitaire, ce samedi sur le Grand Prix cycliste de Trévé Le Menec/Loudéac, théâtre de la quatrième manche de la Coupe de France.

« Je n’avais pas de compteur sur mon vélo. Je sentais que j’avais de superbes jambes, aujourd’hui (samedi). Je n’avais pas envie que mes principales poursuivantes me croquent sur la ligne d’arrivée. J’ai alors tout donné pour gagner, et ainsi pouvoir savourer cette victoire avec le public breton. C’est chose faite », expliquait Audrey Cordon-Ragot au micro de l’organisateur.

Cordon-Ragot était trop forte

Pourtant, la tâche s’annonçait difficile pour la coursière du Team Wiggle-High5. Encore une fois, il fallait manœuvrer avec brio face à l’effectif pléthorique de la FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope. « Sur le Kreizh Breizh Féminin, je n’avais pas réussi à déjouer la stratégie des filles de la FDJ. Ce samedi, je l’ai plutôt jouée finement tactiquement pour aller au bout », précisait-elle.

Cordon-Ragot semblait être la plus forte. À moins de vingt kilomètres du terme de cette épreuve, la Bretonne a laissé sur place tout le monde. Plus personne ne la reverra jusqu’à la ligne d’arrivée. Derrière Victorie Guilman et Pauline Allin prenaient respectivement la deuxième place pour l’une et troisième pour l’autre. Grâce à sa septième place sur cette course, Marie Le Net reste en tête du classement général de la Coupe de France.
À noter que la DN Dames Biofrais St-Julien-en-Genevois conserve d’un souffle son fauteuil de leader face au Team Breizh Ladies. Ce qui augure d’une fin de saison haletante dans cette compétition. Prochain rendez-vous, le 24 août sur la Picto Charentaise.

Légende photo : Victoire en solitaire d’Audrey Cordon-Ragot sur le GP de Trévé Le Menec/Loudéac (Crédit photo : Twitter Franck Fruch)

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Piste

Le titre pour le comité Bretagne

Compte-rendu.Coralie Demay, Maryanne Hinault, Marie Le Net et Typhaine Laurance, ainsi que Lucie Jounier qui avait disputé les séries, ont décroché le titre de championnes de France sur l’épreuve de poursuite par équipes. Le comité de Bretagne a devancé celui d’Auvergne-Rhône-Alpes et celui d’Ile-de-France.

C’est sans doute la belle histoire de ces Championnats de France à Hyères. Victime d’une grosse chute sur le scratch, Typhaine Laurance, accompagnée de Coralie Demay, Marie Le Net, Maryanne Hinault et Lucie Jounier, a décroché le titre de championne de France de poursuite par équipes avec le comité de Bretagne.

« Tout va bien et je suis contente d’avoir remporté ce titre. C’est une victoire entre copines car on se connaît toutes et on se voit en dehors du vélo », a expliqué Typhaine Laurance sur le site internet de la Fédération française de cyclisme (FFC).

3e titre pour Demay

Une osmose qui s’est vue sur cette finale face au comité Auvergne-Rhône-Alpes. En effet, les Bretonnes ont battu les coéquipières de Laurie Berthon avec plus de quatre secondes d’avance. Une victoire nette et sans bavures pour Coralie Demay et ses copines.

« C’est vraiment le titre que je voulais gagner pour le comité de Bretagne et avec mes copines », poursuit Coralie Demay. À Hyères, la sociétaire de la formation FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope décroche un troisième titre sur trois disciplines différentes après ceux obtenus sur le scratch et la poursuite individuelle.
Dans l’autre finale pour la place ¾, c’est le comité Ile-de-France qui s’impose devant les Hauts-de-France qui avait terminé troisième l’an dernier.

Légende photo : Le comité de Bretagne remporte la poursuite par équipes des Championnats de France piste à Hyères (Patrick Pichon/FFC)

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Route

Grande première pour Bujak à Plouay

World Tour.Récente troisième de la Route de France, Eugénia Bujak a accroché une belle victoire à son tableau de chasse. La Polonaise a remporté, ce samedi, le GP de Plouay, 16e manche du World Tour féminin, au sprint. La coureuse de l’équipe BTC Lbujana devance l’Italienne, Elena Cecchini, et la Canadienne Joelle Numainville. Elise Delzenne, qui arrive dans le peloton à plus de six minutes de la gagnante du jour, termine 27e et première Française en Bretagne.

Personne n’aurait parié sur Eugénia Bujak à Plouay. Pourtant, la Polonaise a déjoué tous les pronostics en s’imposant au sprint devant Elena Cecchini et Joëlle Numainville. Récente troisième de la Route de France, la coureuse de la formation BTC City Ljubjana n’en revenait toujours. À 27 ans, elle décroche une première victoire au GP de Plouay mais surtout débloque son compteur sur le World Tour féminin.
« C’est la plus belle victoire de ma carrière mais je n’arrive toujours pas à croire que je l’ai fait, expliquait Bujak au micro de France Télévisions. J’ai profité du travail de Marianne Vos pour revenir sur le groupe devant et ensuite j’ai pu m’imposer au sprint. C’tait vraiment une course très difficile aujourd’hui mais j’avais de bonnes sensations. »
À quarante kilomètres de l’arrivée, Elizabeth Armitstead a dynamité le peloton

Alors qu’elle a remporté deux étapes au sprint sur l’édition 2016 de la Route de France, Eugénia Bujak a réussi à rester avec les meilleures. Ce n’était pas une mince à faire puisque la côte de Timarec aurait dû laisser sur place les pures sprinteuses. Mais la Polonaise a fait plus que résister aux différentes attaques en tête de la course.

À quarante kilomètres de l’arrivée, les grandes manœuvres ont lieu. LZlizabeth Armitstead a dynamité la course.
Seulement une vingtaine de filles ont pu suivre le rythme inffernal emmené par la championne du monde en titre. Et dans cette affaire, Élise Delzenne, qui termine 27e et première Française, et ses partenaires de la formation Lotto se faisaient piéger par la tactique mise en place par l’équipe Boels-Dolmans.

Marianne Vos avait de bonnes sensations

Devant, cela ne rigolait plus. À tour de rôle certaines filles tentaient de prendre la poudre d’escampette. À chaque fois, elles n’avaient qu’une vingtaine de secondes sur le peloton. Et derrière, la Polonaise Katarzyna Niewiadoma était intenable et répondait à toutes les attaques. Mais, c’est sz coéqui^pière Marianne Vos qui ramenait les filles sur le groupe de tête car devant cela se regardait. On voyait tous une troisième victoire de la Néerlandaise à Plouay car elle avait retrouver de bonnes jambes.

Ce n’était sans compter sur la pointe de vitesse de la Polonaise. Sans poisson pilote, elle envoyait les Watts comme on dit dans le milieu du cyclisme pour sprinter. Même l’Italienne Elena Cecchini ne pouvait rien faire contre la puissance de Bujak. « C’était un sprint très serré mais j’ai essayé de me battre malgré que c’était une course de fin de saison à Plouay. J’étais sans doute un peu fatiguée après les Jeux Olympiques », a réagi Cecchini.

Malgré sa deuxième place sur la ligne d’arrivée, la Transalpine arborait tout de même un large sourire. « Je suis heureuse d’être ici car c’est une course spéciale pour moi. C’est super de voir autant de gens sur le bord de la route. Pour le moment, je ne voyais cela que sur les épreuves flandriennes. Mais c’est une bonne chose pour notre sport que la course de Plouay se coure en même temps que celle des hommes », a-t-elle précisé. Même si le classement est déjà plié, c’est sans doute le cyclisme féminin qui en sortira victorieux au terme de cette première saison du Women’s World Tour.

Légende Photo : Eugénia Bujak (à l’extrême gauche de la photo) s’impose au sprint au GP Plouay (Crédit photo : Compte Twitter UCI)