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13 belles filles se mettent à la Planche

À la veille de l’arrivée sur les Champs-Élysées, les filles ont vécu leur avant-dernière journée sur les routes du Tour de France. Ce mercredi,  cette arrivée à la Planche des Belles filles aura une saveur toute particulière pour Aline Clément, la régionale de l’étape. Maintenant, direction vers Mantes-la-Jolie pour boucler cette aventure 2020.

Depuis le début de cette aventure, Aline Clément attendait avec impatience cette arrivée à la Planche des Belles filles. Pour la peine, ses parents sont venus l’encourager sur cette avant-dernière étape du Tour de France.

Ce mercredi matin, au départ de la Ville de Lure, les filles avaient le bonheur de voir un peloton aussi fourni pour les accompagner sur cette courte journée, longue de 36 kilomètres. L’autre surprise sur ce début d’étape, le maire de Melisey, Régis Pinot, papa de Thibault Pinot, les attendait pour leur offrir un accueil de folie, et un deuxième  petit dejeuner dans sa commune.

Derrière, les filles repartent à l’assaut d’un profil vallonné montant en direction de Plancher-Bas, qui sonnera le début de l’ascension, longue de 5,9 km à 8,5% de moyenne. Elles auront le temps de savourer cette dernière difficulté de leur aventure 2020.

Publiée par Donnons des elles au vélo J-1 sur Mercredi 19 août 2020

 

Dans cette montée, des cyclistes locaux on fait le train, tout en attendant avec patience les 200 derniers mètres à 22%… À leur arrivée, au sommet de la Planche des Belles filles, les parents de Laura Lestingi sont présents pour les accueillir avec pleins de bonnes choses à déguster.

Publiée par Donnons des elles au vélo J-1 sur Mercredi 19 août 2020

 

On ne s’y trompe pas, ça sent bien la fin ! C’est l’heure de remercier toutes les collectivités qui ont joué le jeu tout au long de ces trois semaines de leur aventure sur les routes du Tour de France. Bien évidemment, il faut avoir également un mot pour leur staff.

Direction l’île-de-France, et plus particulièrement Mantes-la-Jolie pour donner les derniers coups de pédale  avant l’arrivée tant attendue sur les Champs-Élysées, et une réception à la mairie du 8e arrondissement de Paris. Il sera encore temps de partager quelques instants de vie commune, toute ensemble… Car demain, à cette heure, tout sera bel et bien fini pour nos 13 belles filles…

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Leleu : « J’ai préféré gérer mon effort plutôt que de finir à l’agonie en haut de la Planche des Belles Filles »

C’était l’étape rêne de cette Route de France. Bien évidemment, Fanny Leleu, membre de l’équipe de France, l’avait cochée. Et cela lui a plutôt souri puisque dans le col des Chevrères, elle avait réussi à se replacer parmi les meilleures avant la descente et la m montée finale à la Planche des Belles Filles où était jugée l’arrivée de cette cinquième étape. La grimpeuse, licenciée au VC Rouen 78,va donc géré son effort dans cette ultime ascension et avec le soutien du public, elle a réussi à terminer à la sixième place à seulement deux minutes de la gagnante du jour, Élisa Longo Borghini. Une belle journée pour la jeune demoiselle, qui fêtera ses 27 ans en septembre prochain, qui est montée sur le podium car elle a terminé première Française sur cette étape de montagne. C’est donc de bon augure pour la suite de sa saison.

Comment avez-vous vécu cette journée ?
En début d’étape, j’étais un peu tendue car cela roulait très fort en tête de peloton et j’avais quelques difficultés pour bien me placer. Les filles devant imprimaient un tempo infernal, j’avais peur de perdre beaucoup d’énergie avant de grimper ce premier col. Heureusement, j’ai réussi à basculer en haut du col des Chevrères parmi les meilleures mais je ne savais pas si j’étais dans le groupe de tête ou dans un autre groupe car il y en avait partout.

Comment avez-vous géré cette ascension finale à la Planche des Belles Filles ?
J’ai géré cette montée finale comme il le fallait. Je ne suis pas partie trop vite car il ne fallait pas se mettre dans le rouge dès le pied du col. Je voulais suivre l’attaque des deux filles en bas de cette montée mais je ne l’ai pas fait car j’avais peur d’exploser si je les suivais. J’ai préféré gérer mon effort plutôt que de finir à l’agonie en haut de la Planche des Belles Filles.

En arrivant en haut, dans quel état de forme étiez-vous ?
J’étais bien. J’étais moins essoufflée que la veille à Chateaurenaud car cela roulait à 50km/h et qu’il fallait emmener du braquet. Aujourd’hui, l’effort n’était pas le même car il fallait se caler sur un rythme afin de gérer son effort dans cette montée finale.
 
Vous terminez sixième de l’étape, c’est une belle journée pour vous…
Cela fait plaisir car je suis montée sur le podium devant mon entraîneur et mes parents. C’est un moment super pour moi qui est une pure grimpeuse.

« En course, on doit se montrer car on porte le maillot de l’équipe de France » 

Vous attendiez-vous à voir autant de monde en haut de la Planche des Belles Filles ?
Le public était présent dans la Planche des Belles Filles et n’a pas arrêter de m’encourager. Sans doute parce que je fais partie de l’équipe de France et que je porte ce maillot tricolore sur les épaules. En tout cas, cela m’a porté dans cette ascension. Pour eux, je ne pouvais pas lâcher.

Comment avez-vous vécu cette semaine avec ce maillot de l’équipe de France ?
Il y a beaucoup plus de monde que sur les autres courses. Et puis, grâce à ce maillot bleu-blanc-rouge, on nous reconnaît plus facilement sur la route. Mais en course, on doit se montrer car on porte le maillot de l’équipe de France. On ne peut pas se cacher au fond du peloton. Il faut se faire violence. Cela nous permet également de bien définir les rôles au sein de l’équipe. J’ai beaucoup appris d’un point de vue technique et tactique durant cette semaine de compétition.

Qu’allez-vous retenir de cette semaine ?
C’est bien d’avoir des arrivées en montagne. On peut ainsi jauger notre niveau par rapport aux meilleures mondiales. Cela me permet de voir ce qu’il me reste à peaufiner pour la saison prochaine. Je vais ainsi travailler cet hiver sur les petits détails qui me font encore défaut afin d’être encore meilleure en 2016.

Pour vous, Elisa Longo Borghini va remporter la Route de France ?
Elle est en super forme et elle a une superbe équipe. Demain ce sera sur un circuit vallonné, si elle ne chute pas, elle va remporter cette Route de France.

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Longo Borghini assomme la Route de France

À la veille de l’arrivée la neuvième édition de la Route de France à Guebwiller, Élisa Longo Borghini a assommé cette édition 2015 après sa victoire en solitaire, ce vendredi à la Planche des Belles Filles. L’Italienne a devancé au sommet l’Américaine Amber Neben et l’Allemande Claudia Lichtenberg. De leurs côtéés, Amélie Rivat termine 22e après une chute dans la descente du col des Chevrères et Fanny Leleu prend une très belle sixième place.

Depuis le départ de la neuvième édition de la Route de France, dimanche d’Enghien-les-Bains, les filles piaffaient d’impatience de se retrouver nez-à-nez avec cette mythique montée vers la Planche des Belles Filles. Mais c’est surtout les médias et des observateurs qui espéraient cette bagarre entre les meilleures dans cette ascension finale. Pour pimenter un peu les choses, la pluie est venue jouer les troubles-fête. Une donnée qui n’a pas trop perturbé Élisa Longo Borghini puisqu’elle a mis tout le monde d’accord en attaquant dans les pourcentages les plus fort de cette ascension. Personne n’a réussi à suivre le rythme infernal de l’Italienne.

Cela rappelle un peu un certains Christopher Froome sur les pentes de la Pierre Saint-Martin où il avait placé une attaque dans les rampes les plus dures de cette montée. Elisa Longo Borghini avait peut-être vu les victoires du Britannique en 2012 et de l’Italien Vincenzo Nibali en 2014 pour s’en inspirer et s’offrir en solitaire une victoire de prestige. Pour y parvenir, l’équipe Wiggle Honda avait maîtrisé la course de a à z, un peu comme le fait la Sky sur le Tour de France.

Première Route de France pour Élisa Longo Borghini
Jusqu’à reprendre les échappées du jour Anna-Maria Covrig et Annie Ewart dans les premiers lacets du col des Chevrères. Après les choses sérieuses allaient commencer. Malheureusement dans la descente de ce col Amélie Rivat a chuté alors qu’elle avait de bonnes jambes. « Aujourd’hui, s’il n’y a pas cet incident, je pouvais faire un top 5 à la Planche des Belles Filles. C’est très frustrant car j’avais de bonnes jambes », expliquait la grimpeuse de l’équipe Poitou-Charente.

Avant d’ajouter : « on savait que depuis le début de la saison Élisa Longo Borghini était en forme. Elle était donc  la grande favorite de cette édition 2015 ». Un sentiment partagé par Fanny Leleu, qui termine 5e de l’étape à deux minutes de l’Italienne.

« Elle a vraiment prouvé qu’elle était intouchable. Elle est en super forme en ce moment et elle a une superbe équipe autour d’elle ». Avec ce succès à la Planche des Belles Filles devant l’Américaine Amber Neben et l’Allemande Claudia Lichtenberg, Elisa Longo Borghini vient d’écrire l’une des plus belles pages de sa carrière en remportant cette étape mais surtout sa première Route de France demain à Guebwiller.