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Van Vleuten croque Van Der Breggen

Compte-rendu.Au terme d’un finish de folie, Annemiek Van Vleuten a soufflé la victoire à Anna Van Der Breggen, ce mardi sur la Course by le Tour. Ashleigh Moolman complète ce podium. De son côté Pauline Ferrand-Prévôt a abandonné.

On ne pouvait guère rêver mieux comme arrivée sur la Course by le Tour. Ce mardi, au Grand-Bornand, les deux meilleures cyclistes de la planète, Annemiek Van Vleuten et Anna Van Der Breggen, nous ont offert un finish de folie. Au final, la toute fraîche lauréate du Tour d’Italie féminin a croqué la n°1 mondiale dans les tous derniers mètres. Derrière la Sud-Africaine Ashleigh Moolman complète ce podium.

Une échappée qui a mis du temps à se dessiner

« Je n’ai rien lâché. Heureusement qu’il restait encore quelques mètres pour battre Van Der Breggen sur la ligne d’arrivée. J’ai réussi à le faire mais cela a été une lutte jusqu’au bout », racontait Annemiek Van Vleuten, au micro de France Télévisions. Une lutte de tous les instants car le programme de la journée allait être copieux pour les concurrentes présentes sur la cinquième édition de la Course by le Tour.

Durant les trente premiers kilomètres, aucune concurrente n’a réussi à fausser compagnie au peloton. Il faudra attendre la côte de Saint-Jean-de-Sixt pour voir la première échappée prendre forme. Malgorzata Jasinska, Leah Kirchmann et Leah Thomas arrivaient à distancer le peloton. L’explication entre les fuyardes et le groupe des favorites allaient se jouer dans les deux dernières difficultés de la journée.

Van Der Breggen a craqué dans le dernier kilomètre

Dabs le col de Ronne, Leah Thomas laissait sur place la coursière du Team Sunweb. Derrière, c’est la Danoise, Cécilie Uttrup-Ludwig qui se dressait sur les pédales pour revenir comme une fusée sur les filles en tête. Dans le groupe des favorites, on attendait le col de la Colombière pour écœurer les dernières concurrentes, encore en mesure de suivre le rythme effréné des meilleures cyclistes mondiales.

Devant Anna Van Der Breggen, que l’on avait pas vu de la matinée, tentait de déposer Van Vleuten. Elle réussira finalement à la décramponner dans les dernières rampes de cette difficile ascension avant de plonger vers le Grand-Bornand. En haut du col de la Colombièere, la coursière de Mitchelton-Scott avait la Néerlandaise en ligne de mire.
Dans cette longue descente de quatorze kilomètres, Van Der Breggen comptera jusqu’à dix secondes d’avance sur Van Vleuten. Mais la toute récente lauréate du Tour d’Italie féminin n’avait pas dit son dernier mot. Dans un final à couper le souffle, Annemiek Van Bleuten croquait Anna Van Der Breggen, qui a craqué dans le dernier kilomètre, sur la ligne d’arrivée pour s’adjuger une deuxième victoire de rang sur la Course by le Tour, après celle obtenue l’an dernier eau sommet du col de l’Izoard.

Côté tricolore, Edwige Pitel termine quinzième, à plus de cinq minutes de la gagante du jour. À noter que Pauline Ferrand-Prévôt a abandonné au quarantième kilomètre de cette belle course où les filles ont fait réellement le show sur les routes du Tour de France.

Légende photo : Annemiek Van Vleuten souffle la victoire à Anna Van Der Breggen sur la ligne d’arrivée au Grand-Bornand (Twitter Boels-Dolmans)

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Le Net : «J’espère qu’un jour, j’aurais de meilleures sensations sur un Championnat d’Europe pour montrer réellement ce que je vaux »

Interview.Vingt-cinq secondes, c’est si peu et beaucoup à la fois. En effet, c’est le temps qui sépare la Française, Marie Le Net, de la gagnante du jour, l’Italienne, Vittoria Guazzini. Ce jeudi, la Bretonne a réalisé une belle performance sur ce contre-la-montre difficile disputé à Brno en République tchèque. Au final, la Bretonne décroche une superbe quatrième place. Maintenant place à la course en ligne. Ce samedi, Marie Le Net et l’équipe de France espèrent bien réaliser quelque chose de beau sur ce Championnat d’Europe juniors.
Marie, quel sentiment prédomine-t-il après votre performance sur le contre-la-montre juniors des Championnats d’Euope espoirs disputés en République tchèque ?

D’un côté, je suis contente de cette quatrième place. Je n’avais pas d’objectif précis sur ces Championnats d’Europe espoirs. D’un autre côté, j’ai une petite pointe de déception car je n’avais pas de bonnes sensations. À contrario, si je les avais ressenties, j’aurais pu mieux faire. Je suis tout de même satisfaite de mon résultat du jour.

Comment jugez-vous votre performance sur le contre-la-montre ?
Je suis contente de ce que j’ai réalisé sur le chrono. Une quatrime place, ce n’est pas donné à tout le monde. Je suis heureuse d’avoir pu le faire. Après, vous savez, en juniors, c’est difficile de connaître réellement son niveau à l’international. Ce Championnat d’Europe me permet de me jauger face à la concurrence. J’ai ainsi pu acquérir plus d’expérience sur une telle compétition.

Vous attendiez-vous à réaliser une telle performance sur ce chrono juniors ?
Même si je savais que les jambes ne tournaient pas trop bien, je pouvais limiter la casse puisqu’au premier intermédiaire, j’étais dans les temps de la gagnante du jour, l’Italienne, Vittoria Guazzini. Je ne voulais avoir aucun regret. Je n’ai rien lâché jusqu’au bout.

« Je n’étais pas très loin du podium »

Racontez-nous comment vous avez vacu cet exercice en solitaire ?
C’était un circuit très difficile. Il y avait une belle bosse qui faisait mal aux jambes. C’était long et horrible. Il fallait réussir à gérer son effort pour ne pas exploser sur la fin du parcours.

L’Italienne, Vittoria Guazzini, qui a décroché le titre européen sur le chrono junioré, était-elle trop forte ?
Vous savez, chez les espoirs, il y a une fille qui est bien au-dessus du lot. Ce n’est pas le cas chez les juniors. L’Italienne s’impose suelemnt avec huit secondes d’avance sur sa dauphine. Pour ma part, je suis à vingt-cinq secondes de Guazzini. Ce n’étaot pas inaccessible de jouer le titre face à elle, je pense !

Y-a-t-il de la déception d’échouer si près du podium ?
Si un petit peu. Je n’étais pas très loin du podium. Si j’avais eu de meilleures sensations sur mon vélo, cela aurait pu changer la donne. Je me trompe peut-être dans mon analyse. Si j’avais eu la bonne jambe sur ce chrono, peut-être que j’aurais moins bien géré cet effort en solitaire. J’espère qu’un jour, j’aurais de meilleures sensations sur un Championnat d’Europe pour montrer réellement ce que je vaux. Ce serait intéressant à voir…

>« On peut vraiment réaliser quelque chose de beau sur ce Championnat d’Europe »

Quels enseignements tirez-vous après ce contre-la-montre ?
D’expérience plus d’expérience. Après, sur un chrono aussi difficile, il ne faut pas avoir peur de se donner dès le premier kilomètre. Je peux donc m’améliorer sur l’aspect physique ainsi que sur mes trajectoires de course.

Maintenant place à la course en ligne. Comment allez-vous aborder cette épreuve ?
On en parlait entre nous, en fin de matinée, car on nous a demandé de construire notre stratégie pour cette course. On est vraiment un groupe homogène. Sur le papier, on est l’une des meilleures quipes. On peut vraiment réaliser quelque chose de beau sur ce Championnat d’Europe. C’est bien d’avoir les watts mais il faudra réussir à contrôler et cadenasser cette course pour ne pas se faire prendre à défaut par les autres équipes.

Légende photo : Marie Le Net échoue au pied du podium sur le contre-la-montre juniors des Championnats d’Europe (FFC)

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Verhulst : « C’est un aboutissement pour moi de porter ce maillot bleu-blanc-rouge »

Propos recueillis par Romain Beauvais
Interview.Depuis près d’un mois, on voyait Gladys Verhulst monter en puissance. Ce samedi à Mantes-la-Jolie, la Normande, âgée de 21 ans, a prouvé qu’elle était en forme. Déjà présente dans la première échappée avant d’être reprise, la coursière de la Division Nationale Leopard Normandie a attaqué, avec Annabelle Dreville, en haut de la dernière bosse. Finalement, Verhulst prend la deuxième place chez les élites mais s’adjuge le titre chez les espoirs. Gladys succède ainsi à Fanny Zambon au palmarès de cette compétition.
Gladys, quel sentiment prédomine-t-il après avoir décroché ce maillot bleu-blanc-rouge chez les espoirs ?
Honnêtement, j’étais ailleurs lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée. Je ne réalise pas ce que je viens d’accomplir. Au fil des minutes, je commence à comprendre que j’ai un maillot bleu-blanc-rouge sur les épaules.
Qu’est-ce qu’il va représenter pour vous de le porter durant toute une saison ?
C’est une énorme satisfaction pour moi. J’ai travaillé dur pour retrouver mon meilleur niveau. C’est un aboutissement pour moi de porter ce maillot bleu-blanc-rouge sur mes épaules. C’est un rêve qui devient réalité.
Cela va-t-il changer quelque chose dans votre vie ?
Avec ce maillot tricolore, je vais avoir moins de marche de manœuvre sur les prochaines manches de Coupe de France. Mes adversaires vont davantage me surveiller. Cela va être alors difficile de défendre mon maillot de leader du classement général chez les espoirs. La saison est encore longue. J’ai encore quelques courses pour montrer de quoi je suis réellement capable.
>« Je n’aime pas la chaleur. J’adore courir sous la pluie. Je ne suis pas Normande pour rien »</em>
Racontez-nous comment vous avez vécu ce Championnat de France à Mantes-la-Jolie ?
Dès les premiers kilomètres, j’ai senti que je tournais bien les jambes. Lorsque la première échappée s’est formée, je me devais d’y être. Malheureusement, on a été reprises par le peloton. Tout était à refaire. Devant la FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope cadenassait la course. Avec Anabelle Dreville, on a attaqué en haut de la dernière ascension pour filer toutes les deux vers la victoire finale dans les rues de Mantes-la-Jolie.
Et comment avez-vous géré cette chaleur étouffante ?
C’était difficile pour moi car je n’aime pas la chaleur. J’adore courir sous la pluie. Je ne suis pas Normande pour rien.
En étant toute seule, était-il difficile de suivre tous les coups ?
Je savais qui je devais surveiller de très près. Il y avait Juliette Labous, Lucie Jounier. Par ailleurs, lorsqu’une des favorites chez les espoirs sortaient, je devais bouger. Je ne pouvais pas me permettre de les laisser partir. Du coup, dans la première échappée, il y avait beaucoup d’espoirs avec moi. Je me disais que cela n’allait pas être simple à gérer pour moi. Au final, cela s’est joué à la pédale.
« ce titre de championne de France chez les espoirs représente b davantage qu’un maillot de leader sur la Coupe de France »
Pensez-vous décrocher ce titre alors qu’il y avait de redoutables adversaires chez les espoirs ?
Bien évidemment, je craignais Juliette Labous. Elle est professionnelle, et on ne s’entraîne pas de la même manière. Ensuite, je m’attendais à une attaque d’une des filles de la FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope. Au final, elles misaient tout sur Roxane Fournier pour aller chercher le titre chez les élites. Du coup, j’avais plus de facilité pour aller chercher ce maillot bleu-blanc-rouge chez les U23.
Avez-vous douté à quelques kilomètres de l’arrivée ?
Je n’arrêtais pas de me retourner pour voir où était le peloton. J’avais peur qu’il nous reprenne juste avant la ligne. Au final, cela l’a fait.
Maintenant, comment allez-vous gérer les manches de Coupe de France avec ce beau maillot sur les épaules ? Avez-vous peur de perdre votre maillot de leader du classement général chez les espoirs ?
Vous savez, ce titre de championne de France chez les espoirs représente davantage qu’un maillot de leader sur la Coupe de France. Après, on verra si j’arrive à défendre ma prmeière place chez les espoirs, cet été sur les dernières manches de la Coupe de France.
Légende photo : Gladys Verhulst (au milieu de la photo avec le maillot bleu-blanc-rouge) peut savourer son titre de championne de France espoirs (Ladies Sports)