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L’argent fait le bonheur de Marie Patouillet.

Ce jeudi soir à Milton, Marie Patouillet décroche la médaille d’argent sur le 500 mètres départ arrêté des Championnats du monde de cyclisme sur piste handisport au Canada. C’est une entrée en matière plus que réussie pour la licenciée de l’US Créteil ! C’est une première breloque pourrait en appeler sans doute d’autres sur ces Mondiaux…

« Le temps réalisé à Saint-Quentin-en-Yvelines va sans doute me permettre de changer la couleur de la médaille </em>», nous annonce!ait-elle, en août dernier à l’occasion des Championnats de France piste valides. La prédiction s’est réalisée. Ce jeudi à Milton, la licenciée de l’US Créteil a démarré ces Championnats du monde de paracyclisme sur piste en fanfare.

Médaillée de bronze l’an dernier à Apeldoorn aux Pays-Bas, Patouillet, née avec une malformation au niveau du pied gauche et qui manque de force pour pédaler de ce côte de son corps, a décroché l’argent sur l’épreuve du 500 mètres départ arrêté. Avec un temps canon de 37 »547, la Tricolore, âgée de 31 ans, n’a été devancée seulement par la Néerlandaises Caroline Groot (1ère en 36 » 159). De son côté, la Britannique Sarah Storey complète ce podium (3e en 38 »210).

Le Classement

Avec cette breloque, Marie débloque déjà le compteur pour le clan tricolore. Autre féminine en lice également sur cette épreuve, mais dans la catégorie C4, Katell Alencon termine loin du podium en décrochement seulement une neuvième place sur le 500 mètres départ arrêté. Maintenant Marie Patouillet, engagée en C5, tentera dun nouveau podium sur l’omnium, en fin de semaine au Canada.

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Marie Patouillet part à la conquête du monde

Portrait. Médaillée de bronze l’an dernier à Apeldoorn aux Pays-Bas, Marie Patouillet espère faire aussi bien voire mieux cette année aux Championnats du monde de paracyclisme sur piste à Milton au Canada (30 janvier au 2 février). Engagée sur l’épreuve du 500 mètres départ arrêté, la licenciée de l’US Créteil, entraînée par Grégory Baugé, espère bien que tous les sacrifices consentis depuis près d’un an commencent à porter leurs fruits. Avec à la clé les Jeux Paralympiques de Tokyo2020 en ligne de mire…

« C’est l’objectif phare de ma saison », nous confiait l’intéressée. À partir de ce jeudi, et jusqu’à dimanche, Marie Patouillet espère bien décrocher le plus beau des métaux à Milton (Canada), à l’occasion des Championnats du monde de paracyclisme sur piste.

Dix mois plus tôt, Marie Patouillet décrochait la médaille de bronze, sur le 500 mètres départ arrêté, lors des Mondiaux qui se sont déroulés à Apeldoorn en mars 2019. Depuis, la jeune femme en a fait du chemin. Tout débute en 2017. Cette année-là, on va lui offrir un dossard pour s’aligner sur l’Étape du Tour. Une fois, la ligne d’arrivée franchie, elle décide de prendre une licence handisport pour pratiquer le cyclisme handisport. Un pari gagnant.

En pleine apprentissage

Née avec une malformation au niveau du pied gauche, Marie « manque de puissance de ce côté ». Cela ne l’a pas arrêté puisqu’elle a tout mis en oeuvre depuis plus d’un an pour tutoyer les sommets. Cette dernière a rejoint le club de l’US Créteil pour les étapes les unes après les autres. « Ce club m’a permis de progresser relativement vite. Je prends tout ce qu’il y a à prendre. Par ailleurs, Grégory Baugé, qui m’entraîne, m’apporte m’apporte beaucoup et me partage toute son expérience », avance-t-elle. Et les résultats commencent à porter leurs fruits sur la piste.

Sur la scène nationale, on peut pas vraiment pas savoir si Marie progresse tant la concurrence est inexistante. « Au niveau français, la densité est pauvre. Il n’y aucune concurrence », lâche-t-elle. Alors pour pouvoir progresser, Marie a décidé de participer à l’épreuve du 500 mètres départ arrêté chez les valides, à l’occasion des Championnats de France sur piste disputés en août dernier à Saint-Quentin-en-Yvelines. « C’était bien de pouvoir se mesurer à des athlètes comme Mathilde Gros. Cela me permettait de me mettre dans l’ambiance et d’acquréir de l’expérience en vue des Mondiaux Handisports », rappelle-t-elle.

Tokyo2020 en ligne de mire

Avec à la clé une belle surprise en décrochant une belle médaille de bronze chez les valides. « C’est un bonheur immense de décrocher cette breloque », souffle-t-elle. Le plus important, c’est que Marie a gagné cinq dixièmes depuis les derniers Championnats du monde hollandais. Un temps qui lui assurerait un nouveau podium à Milton. « Le temps réalisé à Saint-Quentin-en-Yvelines va sans doute me permetetre de changer la couleur de la médaille », espère-t-elle.

Et pourquoi pas songer au titre mondial sur le 500 mètres départ arrêté. Pour cela, il faudra encore elver son niveau et réaliser un temps canon. Rien n’est impossible pour Marie Patouillet. Car son objectif numéro un reste la qualification pour les Jeux Paralympiques de Tokyo2020 avec à la clé un podium au Japon. Et pourquoi ne pas la voir aux Jeux Olympiques.

« Non, on ne verra que sur les Jeux Paralympiques si j’arrive à me qualifier. Pour pouvoir espérer participer aux Jeux Olympiques, il faudrait réaliser les temps de Mathilde Gros », ajoute-t-elle. L’impensable pourrait un jouer devenir réalité pour Marie Patouillet…

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Première victoire pour Pia Bogenez et Pascaline Duchesne à Montlouis

Compte-rendu. C’était une grande première à Montlouis-sur-Loire. Pour leurs débuts en tandem, Pascaline Duchesne et Pia Bogenez ont remporté, ce samedi sous des conditions atmosphériques difficiles, le Trophée handisport. Les deux jeunes femmes, qui portaient les couleurs de l’Association sports et loisirs pour aveugles et amblyopes (ASLAA), ont devancé Bérengère Charbonneau et Laetitia Bernard. De leurs côtés, Jennifer Massard et Sabrina Boufroukh complètent ce podium féminin.

L’histoire est en marche ! Pour la première fois, trois tandems féminins étaient alignés sur le Trophée handisport, disputé ce samedi 19 octobre à Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire). Du jamais vu pour le milieu du cyclisme handisport. La victoire est donc revenue à Pascaline Duchesne et Pia Bogenez !!! Un excellent résultat pour leurs grands débuts en tandem.

« C’est une grande joie pour moi. En effet, je disputais ma première compétition à Montlouis-sur-Loire, et je ne m’attendais pas à un tel résultat. J’étais venue en Indre-et-Loire pour m’amuser et prendre beaucoup de plaisir. Je pensais que ce serait plus difficile que prévu. Heureusement, j’avais une pilote de très haut niveau avec moi. C’était une chance pour moi d’avoir fait mes grands débuts avec Pascaline », nous confiait Pia Bogenez, après sa victoire.

C’est parti pour Pia Bogenez & Pascaline Duchesne au Trophée handisport (Crédit photo : Pascaline Duchesne)

Pourtant, rien n’était joué d’avance. En effet, Pascaline allait piloter pour la première fois une personne déficiente visuelle. Tout un univers à apprivoiser pour celle qui est habituée à courir en solo en Division Nationale, avec son équipe du Team Centre-Val-de-Loire. « Il faut s’habituer à lancer le tandem. Une fois que c’est fait, c’est top comme sensation », soufflait Pascaline. Apparemment, il ne lui pas a fallu beaucoup de temps pour s’adapter…

Comme nous le racontait Pia, souffrant d’une Aniridie bilatérale (maladie orpheline qui se caractérise par la formation incomplète de l’iris). . « On a fait un essai ensemble avant le départ de la course. Pascaline s’est tout de suite adaptée. Elle n’avait pas l’habitude car c’était sa première en tandem. Elle a bien anticipé les courbes et elle guidait très bien. Elle était très attentive à moi. Elle me demandait comment je me sentais sur le vélo. C’était une excellente première fois pour toutes les deux. »

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Derrière, les deux femmes femmes n’auront fait qu’une bouchée de leurs adversaires du jour. Bérengère Charbonneau associée à Laetitia Bernard (2e) et Jennifer Massard qui pilotait Sabrina Boufroukh (3e) complètent ce premier podium féminin de l’histoire du cyclisme handisport. Grâce à ce succès, le duo Duchesnes/Bogenez prend date pour l’avenir.

« C’est de bon augure pour les courses à venir. J’ai passé un super week-end. Parce que j’ai pu partager de belles émotions avec mon nouveau club, l’Association sports et loisirs pour aveugles et amblyopes (ASLAA), mais surtout parce que j’ai pris beaucoup de plaisir sur cette course. Désormais, je peux me dire que c’est possible. C’est quelque chose que je n’aurais pas pu imaginer, il y a encore quelques mois. Maintenant, je sais ce qu’il me reste à améliorer pour être encore plus fortes sur le vélo », se satisfaisait Pia Bogenez. C’est l’avenir qui nous le dira…

Voici le podium du Trophée handisport disputé à Montlouis-sur-Loire (Crédit photo : Andrew King/Les Reines du Vélo)

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