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Grande première pour Léna Gérault

Léna Gérault a remporté son premier titre de championne de France de VTT cross-country, ce samedi aux Menuires. La Haut-Savoyarde, qui a réalisé une course parfaite, a devancé Loana Lecomte, sacrée chez les espoirs, et Pauline Ferrand-Prévot, qui ne décrochera pas un septième maillot bleu-blanc-rouge consécutif. 

Un tremblement de terre vient d’avoir lieu aux Menuires. Ce samedi, aux Menuires, Léna Gérault a décroché son premier titre de championne de France de VTT cross-country. La Haut-Savoyarde a privé Pauline Ferrand-Prévot d’un septième maillot bleu-blanc-rouge consécutif.

« Je n’arrive pas encore à réaliser ce que je viens d’accomplir. Aujourd’hui, tout était réuni pour le faire. Un parcours qui me correspondait, une belle équipe autour de moi, et un vélo qui fonctionnait à la perfection… C’est une vraie consécration pour moi de décrocher ce titre de championne de France VTT », nous confiait Léna Gérault, jointe par téléphone.

Impériale Léna Gérault

La Haut-Savoyarde savait ce qu’elle avait à faire sur un  parcours, similaire à celui de l’Alpe d’huez où elle avait été impériale, tracé pour ses caractéristiques physiques.

« Dès le début de la course, j’ai décidé d’attaquer dans la grosse montée qui durait près de six minutes.Loana Lecomte a tenu bon un moment mais a fini par craquer. Ensuite, j’ai vu que Pauline Ferrand-Prévot n’était pas en forme, un peu comme à l’Alpe d’Huez. Moi, j’ai continué à accélérer pour accroître mon avance en tête et ainsi me concentrer uniquement sur moi », racontait-elle.

Derrière, le trou était fait. la Haut-Savoyarde, âgée de 25 ans, a maîtrisé ce Championnat de France du début à la fin. Maintenant, elle peut savourer ce premier succès sur la scène nationale, une fois la ligne d’arrivée franchie. Peut-être qu’avec  ce maillot bleu-blanc-rouge, Léna Gérault va entrer dans une autre dimension.

« Maintenant, que e m’affirmer sur la scène nationale, j’espère briller au niveau mondial. J’ai désormais cette belle tunique sur les épaules à porter. En effet, les Mondiaux restent l’objectif de ma saison, si on est autorisées à pouvoir concourir. Pour l’instant, on n’a pas trop de visibilité à long terme », précisait-elle.

Les Mondiaux de VTT en ligne de mire

En attendant les Mondiaux de VTT cross-country, qui aurontAutriche du 5 au 11 octobre, Léna Gérault sera de retour sur la route, le 30 août à l’occasion du Grand Prix de la ville de Morteau, avant de s’aligner sur le Tour de l’Ardèche.

Pour le moment, Il faut juste savourer ce moment. « Je vais me changer pour rejoindre les autres membres de mon équipe pour fêter ce maillot autour d’un verre. On va passer une bonne soirée avec l’ensemble des personnes qui me soutiennent depuis le début », avouait-elle. Léna Gérault va sans doute mettre quelques jours avant de redescendre de son petit nuage…

 

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Route

Gladys Verhulst fait briller le Team ARKEA

Championne de France espoirs en 2018 à Mantes-la-Jolie, Gladys Verhulst a décroché une belle deuxième place, juste derrière l’intouchable Audrey Cordon-Ragot, ce samedi à l’occasion de la course en ligne des Championnats de France à Grand-Champ. Pour rappel, Sandra Lévénez avait terminé au pied du podium, vendredi sur l’épreuve du contre-la-montre. Avec de si bons résultats, L’équipe Arkéa-Pro-Cycling Team a réussi leur premier France. route.

Déjà deuxième en 2018 à Mantes-la-Jolie, Gladys Verhulst a décroché une nouvelle médaille d’argent, ce samedi sur la course en ligne des Championnats de France à Grand-Champ, juste derrière l’intouchable Audrey Cordon-Ragot. Cette fois-ci sous ses couleurs de l’équipe Arkéa Pro Cycling Team.

« J’aime les courses d’un jour. Je suis contente de cette deuxième place. Audrey Cordon-Ragot était la plus forte et mérite son titre. Nous sommes une équipe jeune, mais nous étions chez nous, en Bretagne sur les terres de notre sponsor, Arkéa et notre souhait était de bien faire. Franck Renimel, notre directeur-sportif, nous avait dit la veille de la course : « nous allons courir pour le titre, un podium et rien d’autre ». Cela nous a mis un peu de pression, mais c’était bénéfique. Moi je n’étais pas leader désignée, et cela m’a libérée quelque peu. Je suis contente d’offrir cette médaille d’argent au staff, à mes coéquipières qui ont été énormes aujourd’hui, mais aussi à notre sponsor, Arkéa », a expliqué Gladys Verhulst, dans un communiqué.

Ce samedi, à Grand-Champ, la jeune équipe Arkéa Pro Cycling Team, fondée à l’hiver dernier, a joué les yeux dans les yeux avec la FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope. On ne s’attendait pas la voir à un tel niveau si vite. Les filles ont couru à la perfection. t dans les derniers mètres, leur travail a été récompensé par un beau podium.

Franck Renimel.: « Il s’agit d’une belle récompense pour le staff, le filles, notre sponsor Arkéa »

« Nous avons été parmi les équipes qui ont pris la course en main, et pesé sur cette dernière. Mes coureuses ont appliqué les consignes à la lettre. Typhaine a été dans la première échappée du jour avec Clara Copponi. Ensuite, il y a cette relance initiée par Audrey Cordon-Ragot, et nous avions alors en tête encore trois de nos coureuse, dont  Pauline Allin, Typhaine Laurance et Gladys Verhulst qui vient prendre une magnifique médaille d’argent. Il s’agit d’une belle récompense pour le staff, le filles, notre sponsor Arkéa qui s’est investi cet hiver en faveur du cyclisme féminin », a réagi le directeur sportif, Franck Renimel.

Le week-end a été de plus belle puisque la veille, Sandra Lévénez avait échoué au pied du podium (4e) sur l’épreuve du contre-la-montre, remportée par Juliette Labous. L’équipe Arké Pro Cycling Team peut être fière de ses premiers Championnats de France. Prochaine étape, décrocher u bon résultat sur la scène internationale pour confirmer leurs progrès entrevus en Bretagne…

Un beau week-end à Grand-Champ pour l’équipe Arkéa Pro Cycling Team (Crédit photo : Team Arkéa)
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Céline Lauret : « Messieurs, préparez-vous au Col de la Loze »

Interview.   Pour sa deuxième participation avec Donnons des Elles au Vélo, Céline Lauret  a une petite pensée pour les hommes, qui prendront le départ du Tour de France le 29 août à Nice, lors de son arrivée sur les Champs-Élysées. Car cette année, la Grande Boucle sera pour un grimpeur. Un sentiment partagé par la professeure en Sciences Médico-sociales. La jeune femme, âgée de 33 ans, aura pris beaucoup de plaisir en Lozère, dans son département, ainsi que dans les Alpes. Pour elles, le Tour se jouera sur ces dernières étapes alpestres… 

Céline, comment avez-vous vécu cette aventure ?

Pour mon deuxième Tour de France, j’ai vécu une aventure extraordinaire ! À M-1, on a eu un accueil fabuleux même si j’avais quelques craintes que l’on soit un peu seules sur les routes de la Grande Boucle. En effet, grâce aux médias, aux collectivités locales, on a été très encouragées tout au long de notre parcours.

Dans ce contexte si particulier, comment avez-vous réussi à préparer ce Tour de France ?

Certes la préparation a été tronquée en raison du confinement. Malgré tout, on a gardé le lien avec les filles par visioconférence, ou grâce à une application cycliste pour continuer à s’entraîner à la maison. Avant la crise sanitaire, on avait fait un stage d’une semaine en Espagne. Au moment du déconfinement, on a réalisé un voyage à vélo avec des sacoches afin d’engranger un maximum de kilomètres dans les jambes.

Ce Tour n’a pas été trop difficile pour vous ?

Cela a commencé très fort dès le deuxième jour de notre aventure dans Nice. Ensuite, il y a eu l’arrivée au sommet d’Orcières-Merlette. Sans oublier, les étapes difficiles dans les Pyrénées avec l’arrivée à Marie-Blanque. On a également eu la chance de passer dans le Massif central avec la majestueuse arrivée à Puy Mary. Cette année, c’est un Tour de France pour les grimpeurs.

« C’était beaucoup d’émotion d’arriver dans mon département »

Parlons un peu des hommes. Dans quelques jours, ils vont prendre le départ du Tour de France. À quoi doivent-ils s’attendre ?

Je leur souhaite bien du courage ! C’est un Tour pour les costauds du peloton international. Le parcours est très exigeant. Le Tour pourrait se jouer dans les Alpes car sur les quatre jours, il y aura des forts pourcentages à passer. En 2018, j’étais déjà sur les routes avec Donnons des Elles au Vélo. Le plateau des Glières m’avait paru très difficile. Cette année, il est passé comme une lettre à la poste. Messieurs, préparez-vous au Col de la Loze.

Pour en revenir à votre aventure, vous attendiez-vous à vivre un tel moment en Lozère ?

L’arrivée au Mont Aigoual reste mon étape de cœur car c’était chez moi. Mes amis étaient présents avec moi, ainsi que mon club locales, les Loz’elles qui m’ont accompagnée durant l’intégralité de cette étape. C’était beaucoup d’émotion d’arriver dans mon département. Par ailleurs, je tiens à remercier le conseil départemental de la Lozère qui a soutenu le projet Donnons des Elles au Vélo.

Finalement, pensez-vous que votre message a été entendu durant ces trois semaines ?

On ne savait pas trop s’il y aurait du monde pour nous accueillir sur les différentes étapes du parcours. Certes, il n’y avait pas les campings-cars dans les cols comme cela pouvaient être le cas les années précédentes. Finalement, l’accueil des collectivités locales a compensé ce manque de public sur les différents cols Que ce soit au départ ou à l’arrivé de chacune des 21 étapes du parcours, on a eu des discours des différents maires ou élus locaux des villes-étapes. Par ailleurs, les médias locaux ont vraiment joué le jeu. On avait les caméras de France Télévisions régional. Au final, les gens venaient nous applaudir pour nous et non seulement pour  les professionnels. C’était une énorme surprise pour nous.

Quel message avez-vous envie de véhiculer pour les jeunes générations ?

Encourager la pratique du cyclisme féminin, de démocratiser le sport. Il faut vraiment faire tomber les barrières. J’ai envie que les petites filles, en voyant nos lives Facebook ce que l’on a pu réaliser sur le vélo, se disent, un jour, je voudrais prendre une licence dans un club, ou que leur parents leur achètent un vélo.  C’est vraiment un sport qui permet l’émancipation. Grâce à ce sport, on peut rencontrer des personnes fabuleuses et partager des moments exceptionnels. C’est important également de se mettre à la compétition. Car plus il y aura de compétitrices, plus il y aura des courses  C’est un cercle vertueux. Si on peut donner envie à d’autres pratiquantes de s’y mettre, on aura réussi notre mission par rapport à ce dernier M-1.